Nos amis les terriens

Publié le par Jujube

Nos amis les terriens (359)

 

De Bernard Werber, France, 2006, 1h25

 

Avec Audrey Dana, AnneLise Hesme, Thomas Le Douarec, Boris Ventura et la voix de Pierre Arditi

 

 

Et s’ils existaient ? A travers l’observation de nos cités et de nos comportements, un commentateur extra-terrestre essaie, tout comme dans un documentaire animalier, de nous comprendre, nous, les terriens…

 

A l’origine du film, une rencontre du troisième type :  celle de Bernard Werber, l’ex-journaliste scientifique, l’auteur des « Fourmis » et des « Thanathonautes », chantre littéraire de la vulgarisation scientifique et anthropologique, et de Claude Lelouch, réalisateur controversé de « Un homme et une femme » et de la récente saga « Le Genre humain ». Werber, après un court-métrage, une pièce de théâtre et un essai sur le sujet, pond donc avec Lelouch le producteur un objet filmique non identifié. L’idée de départ est enthousiasmante : et si les extra-terrestres s’avisaient de fixer notre planète de leurs yeux globuleux, que verraient-ils ? Une espèce difficilement compréhensible, aux habitudes névrotiques, souvent ridicules et cruels. Des mœurs sexuelles de la femelle et du mâle en passant par leurs moindres occupations quotidiennes (s’enfermer dans des boîtes en fer qui polluent, arroser tous les matins d’un liquide jaune une cuvette remplie d’eau claire), l’humain est passé en revue d’abord sur Terre, comme quand nous étudions le comportement des fourmis rouges en milieu humide, dans un documentaire pour France 5. Puis dans un deuxième temps, on rejoint un homme et une femme en cage, comme des hamsters perdus au milieu du cosmos, prêts à tout pour leur survie. Et Werber de soulever la question : l’espèce humaine est-elle irrécupérable ? Les guerres, les famines, la destruction de notre planète, pourraient nous rendre pessimiste. Mais l’auteur : « Même […] s’il ne reste que quelques dizaines d’êtres humains, ils ont au fond de leur gênes une capacité à faire l’art, l’humour et l’amour. Potentiels qui font la beauté de notre espèce». Le néo-cinéaste a donc une foi viscérale en l’homme, et réussit à nous la faire partager avec sévérité, tendresse et drôlerie. Souhaitons que ce soit le premier film que verra E.T. quand il débarquera…

J.D.

 

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Publié dans MON CINEMA

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