Garden state

Publié le par jujube

Garden state

 

 

Un film de Zach Braff, USA, 2003, 1h42

 

 

Avec Zach Braff, Natalie Portman, Ian Holm…

 

 

 

 

Andrew Largement est acteur de télévision. Mais à la mort de sa mère, il est obligé de retourner dans son New Jersey natal pour l’enterrement de celle-ci. Les mauvais souvenirs refont surface et du coup, Andrew se retrouve plongé dans  les antidépresseurs.

 

 

Cela fait neuf ans qu’il n’a pas revu son père - vieil homme dominateur- ainsi que ses amis devenus aujourd’hui fossoyeur ou employé de fast-food. Mais c’est sa rencontre avec la jolie Sam qui va bouleverser sa vie. Dynamique, audacieuse, elle est tout son contraire…

 

 

Garden State est le premier film d’un jeune acteur qui monte aux Etats-Unis, Zach Braff, connu pour tenir l’un des rôles principaux de la série TV américaine Scrubs. Le film est à son image de jeune trentenaire pas très sûr de lui. Le personnage principal qu’il prend plaisir à incarner est comme par hasard un acteur de sitcom, englué dans la morosité depuis qu’il a perdu sa mère, qui ne communique pas avec son père et peu avec les autres. A force de ne pas vivre sur la même longueur d’onde, il finit par avoir des visions étranges que le film prend parti de retranscrire (avec pour exemple mémorable les motifs de la chemise qui se fondent avec le papier peint). Notre acteur revient quelques années plus tard dans son bled paumé d’Amérique rurale (la vraie ville natale du réalisateur-acteur-scénariste) et retrouve quelques anciens camarades qui ne sont plus ce qu’ils étaient. Le sujet est traité avec une modestie qui a l’air de dire : « Je viens de la TV, j’arrive dans le cinéma, ne m’en voulez pas trop. » Comme si le metteur en scène s’excusait de s’en être sorti dans cet exercice périlleux qu’est un premier film. Car oui, le film est bon : la spontanéité, l’innocence et l’émotion contenues dans le récit font très vite pardonner au spectateur la jeunesse du réalisateur. D’étranges séquences se succèdent, marqué par une gravité latente, comme planté dans une atmosphère hypnotique. On pense à des ovnis comme Donnie Darko ou American beauty. Le résultat séduit sans peine tant le film ne manque point de charme ni de personnalité. Jusqu’à devenir, pourquoi pas, un phénomène à lui tout seul… J.D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans MON CINEMA

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