Interview "Je suis heureux que ma mère soit vivante"

Publié le par Jujube

Rencontre

Nathan Miller : « Sur le plateau, j’appelle mon père par son prénom. »

 

Lundi dernier, Claude Miller, son fils Nathan et le comédien Vincent Rottiers ont répondu ensemble aux questions de La Gazette, avant de présenter « Je suis heureux que ma mère soit vivante » la première co-réalisation des Miller père et fils, au public du Diagonal. Récit du parcours d’un jeune homme déterminé à retrouver sa mère biologique, quel qu’en soit les conséquences…

Le film est d’abord un réel fait divers : qu’est-ce qui vous as interpellé dans cette histoire ?

Claude Miller : Depuis mes premiers films, jusqu’à La classe de neige ou même Un secret, j’ai toujours été intéressé par la gestion des parents par les enfants, et vice-versa. C’est donc une thématique qui me poursuit…

Nathan Miller : C’était quand même drôle de faire avec mon père un film sur ce sujet et avec ce titre. Lacan se marrerait ! Je n’étais pas forcément attiré par l’histoire, mais quand le producteur Jean-Louis Livi m’a proposé d’être co-réalisateur avec Claude, j’y ai vu une chance. La perspective de passer d’assistant réalisateur à metteur en scène, l’assurance que le film allait se faire puisqu’il y avait le nom de Claude Miller, et que le film n’était pas un gros film.

Vous dites « Claude » quand vous parlez de votre père…

Nathan Miller : Sur le plateau de tournage, il n’y a pas de père ni de fils entre nous. Ca a toujours été Claude, depuis que je travaille avec lui. Forcément, quand j’avais seize, dix-sept ans, que je bossais comme les autres, si j’avais dis « papa » à tout bout de champ, on se serait fichu de moi…Ce qui est bien, c’est qu’on ne se dispute jamais. On est complémentaire. D’ailleurs physiquement, on a pas la même attitude. Moi, je suis debout, un agité du plateau, Claude est plutôt assis, spectateur, derrière son écran de contrôle.

Vincent Rottiers, vous êtes la révélation du film, comment le vivez-vous ?

Vincent Rottiers : Evidemment, ça fait plaisir de se voir à l’affiche, de recevoir des compliments de spectateurs, mais de film en film, je reste assez critique concernant mon travail. Ca permet d’avancer…

Claude Miller : Ce n’est pas le premier film de Vincent - je l’avais trouvé magnifique dans « Le passager » d’Eric Caravaca – mais c’est vrai que je suis assez fier de l’avoir trouvé et de lui confier ce rôle, comme j’ai été fière à l’époque de révéler Charlotte Gainsbourg dans L’Effrontée.

 

Propos recueillis par JD

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Publié dans MON CINEMA

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