Rien, voilà l'ordre
Rien, voilà l’ordre
Film de Jacques Baratier, France, 2003, 1h36
Avec Amira Casar, Laurent Terzieff, Claude Rich…
Dans la clinique psychiatrique du Rhien, un poète, surnommé "Aroulette", oublié là depuis trente ans à la suite d'une affaire judiciaire mal éclaircie, vit sur un fauteuil roulant et se plaît à jouer auprès des autres malades le rôle d'un psychiatre amateur. Alexis, un jeune musicien de talent, vit avec Aroulette une relation tissée d'humour et de chansons. Ce jour-là, quelques patients réunis dans le salon regardent une émission de télévision au cours de laquelle un journaliste évoque la mort accidentelle de l'acteur de cinéma Pierre Chabrière. Quelques jours plus tard, la vedette Zelda Mitchell, traumatisée par cet accident dont elle se croit responsable, entre à la clinique du Rhien pour y soigner une dépression nerveuse. Au cours de sa cure de sommeil, Zelda tombe amoureuse d'Alexis et se confie à lui. Elle tente de le convaincre de fuir la clinique avec elle...
Jacques Baratier est un jeune homme de 80 ans qui a traversé les années 60-70 avec une certaine caméra contestataire et toujours décalée. De retour à la caméra après 20 ans d’absence, le réalisateur de Piège et de Dragées au poivre recrée une sorte de Vol au dessus d’un nid de coucou français, et c’est avec une flopée d’acteurs confirmés : Claude Rich, Laurent Terzieff, Macha Méril, Jean-Claude Dreyfus, et une Amira Casar épatante dans le rôle de Zelda, la vedette dépressive. Tous sont réunis pour mettre le désordre en chanson (écrites par Serge Revzani), jouer la folie avec une jouissance assez permissive, dans un décor d’une beauté picturale impressionante. La drôle de folie ambiante nous offre un spectacle assez atypique. Les trop-sérieux et les terre-à-terre ne seront pas de la fête… J.D.