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Publié le par Jujube

Et ça continue en gore et en gore…

 

 

Si votre soif de cinéma commence par une soif de sang frais, vous allez être servis cette semaine, avec la sortie du film de Julien Maury et Alexandre Bustillo. On peut l’écrire : « A l’interieur » est sûrement l’un des films les plus gore et les plus violents de cette décennie. Petite définition en guise d’aide-mémoire : un film gore (« éventrer » en anglais) est un film d'horreur montrant de manière visuellement explicite des mutilations de toutes sortes, des flots de sang et de boyaux, et des façons de tuer très originales (tronçonneuse, couteaux, pics à glace, scalpels …l’imagination des scénaristes n’a pas de limites !). But avoué par rapport à un film d’épouvante classique : provoquer chez le spectateur, en plus d’une peur bleue, un dégoût physique situé au niveau de l’estomac. Utilisé depuis longtemps (rappelez vous la scène de l’oeil coupé dans « Un chien andalou » de Buñuel), le gore devient un sous-genre du cinéma d’horreur avec « La fête sanglante » d’Hershell Gordon Lewis en 1963. Un public en mal de sensations extrêmes gagne rapidement les cinémas de quartier, et  des spécialistes émergent. L’Italie manie l’art de la mutilation de manière très baroque, avec les films de Dario Argento (« Suspiria »), Mario Bava, Lucio Fulci...De l’autre côté du globe, la production anglo-saxonne ouvre ses salles à des jeunes cinéastes aujourd’hui très courus, qui trucident des jeunes femmes dévêtues avec un budget riquiqui : Wes Craven, David Cronenberg, Sam Raimi (Evil dead), Peter Jackson (Brain dead)... Les années 90 furent moroses, le cinéma d’horreur préférant s’auto-parodier dans des suites interminables (« Scream », « Scary Movie »). Puis, récemment, on a assisté à un retour en force du film d’horreur dégoulinant. « Cabin fever», « Saw », « Hostel », « La colline a des yeux », « Abandonnée » et aujourd’hui « À l’intérieur », sont autant d’exemples d’un cinéma de genre décomplexé quant à ses références et qui frôle régulièrement l’interdiction aux mineurs. La mort et la souffrance explicite étant de plus en plus banalisée à la télévision,  la nouvelle génération, nourrie aux vidéos-club, donne dans la surenchère. Plus d’effets spéciaux, de sang, de cadavres, de violences…Pendaisons, viols, meurtre de femmes enceintes, tout est bon pour choquer le spectateur moyen. Quitte à perdre ce petit supplément d’âme qui faisait le bonheur des fans du genre, ce mélange de kitsch et de drôlerie que l’on regrette aujourd’hui. Le gore aujourd’hui se prendrait-il trop au sérieux ?

 

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Publié dans MON CINEMA

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P
Moi aussi je trouve qu'il y a beaucoup trop de violence dan les films. ca devient de plus en pleu n'importe quoi. ce film, d'ailleurs, j'irai pas le voir, même si on m'y oblige!
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