Nothing
Nothing
De Vincenzo Natali, Canada, 2003, 1h30
Avec David Hewlett, Andrew Miller, Marie-Josée Croze…
Une baraque à l’ancienne, dernier vestige d’un possible quartier, coincé entre deux bretelles d’autoroute. A l’intérieur vivent Dave et Andrew, deux amis persuadés depuis l’enfance que le monde entier les rejette. A raison peut-être, puisqu’on leur annonce que leur maison doit être détruite. Quand soudain… Dave et Andrew se retrouvent projetés dans un autre monde. Où il n’y a rien d’autre qu’eux et leur maison. Tout autour, du blanc à l’infini. Sont-ils au paradis ? En enfer ? Dans une dimension parallèle.. ?
Ne croyez pas que nos deux gentils héros vont s’en sortir à si bon compte : le réalisateur Vincenzo Natali considère toujours ses personnages comme des pauvres hamsters dans une cage diabolique. L’exemple de « Cube », son premier film en est l’exemple parfait, où six quidams ignorant tout les uns des autres se retrouvaient enfermés dans un labyrinthe infernal faits de cubes mobiles. Le non-décor où débarque les deux amis du jour a beau être ce qu’il y a de moins cinématographique (allez donc faire un travelling dans…rien !), Natali s’en délecte au contraire, et propose un huis-clos balèze où nos deux bons camarades vont se crêper le chignon d’ennui et d’incompréhension mutuelle. Avec derrière le discours toujours appuyé de Natali sur la misère du genre humain et son incapacité à vivre en société. Si un « rien » vous met les chocottes, il semblerait que ce film vous soit destiné !
J.D.
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