L’age de glace 3
De Carlos Saldanha, USA, 2008, XhXX
Avec les voix d’ Elie Semoun, Gérard Lanvin, Vincent Cassel ...
(Vendredi) 3 juillet 2009
Malgré les nombreuses péripéties qu’ils ont traversées au fil de leurs aventures, Manny le mammouth, Sid le paresseux et
Diego le tigre à dents de sabre…s’encroûtent. C’est que l’amour a frappé dans la petite bande poilue : Manny attend des mammoutheaux de la charmante Ellie, tandis que Scrat l’écureuil est
tombé sous le charme de la belle Scratina (à moins que ce ne soit du gland qu’elle a en sa possession). Et le vaillant Diego, lui, se demande s'il ne s'est pas trop ramolli à traîner avec ses
amis…Heureusement que Sid est toujours là pour précipiter les catastrophes : il fait un jour une découverte étonnante : des gros œufs qui se révèlent renfermer…des dinosaures !
Cette découverte va précipiter nos amis dans les entrailles de la Terre, à la découverte d’un monde perdu peuplé de tricératops, de tyrannosaures et de plantes carnivores. Evidemment, on sait tous que, sans cette pirouette scénaristique, aucun de ces mammifères de l’ère glaciaire n’auraient pu côtoyer des dinosaures (ou alors, c’est qu’une
révision du programme de primaire s’impose…). Mais peut importe, les studios Blue Sky aux commandes de la trilogie L’âge de glace (et de
Horton aussi) retrouvent un nouveau souffle dans ces décors jurassiques, et des nouvelles possibilités de situations hilarantes et de gags
tordants. N’attendez pas une nouvelle ère glaciaire pour le découvrir…
JD

La fenêtre
De Carlos Sorin, Argentine/Espagne, 2008, 1h15
Avec Antonio Larreta, Emilse Roldán, Maria del Carmen
Jimenez…
17 juin 2009
Au nord de la Patagonie, Antonio, 80 ans, attend, assis devant la fenêtre ouverte. A l’intérieur de l’hacienda, les gouvernantes s’agitent, et l’accordeur retire les soldats de plomb coincés
entre les touches du piano. Loin des bruits du quotidien, le vieil homme attend le retour de son fils musicien, éloigné de lui depuis des années...
En parcourant des yeux la pellicule tranquille et volontairement minimaliste de Carlos Sorin, on est d’abord étonné de s’éloigner
autant du style mouvant de ses précédentes réalisations, tels Bombon el perro et El camino de San Diego, où l’on parcourait les
paysages argentins en voiture ou à pied. Ici, mise à part une courte échappée champêtre, une fenêtre ouverte sur la pampa est le seul théâtre des
souvenirs (et des regrets aussi…) d’un vieil homme. Mais un théâtre apaisé, qui laisse ouvert ses rideaux sur une sérénité douce et paisible, comme un dernier voyage où on se réconcilie avec
soi-même. Bien sûr, on pense aux Fraises sauvages de Bergman, auquel Sorin a souhaité rendre hommage. Les deux films partagent la même
poésie attendrie sur le temps qui passe et la mort qui va bientôt emporter le personnage principal. Par conséquent, pas de musique dans le film, la bande-son de la nature illustrant à point les
douces rêveries de ce (non) promeneur solitaire, dont la sagesse est une vraie leçon.
JD
Les beaux gosses
De Riad Sattouf, France, 2009, 1h30
Avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières...
10 juin 2009
Beaux gosses, Hervé et ses potes voudraient bien l’être…Mais hélas ! Ils ont des boutons plein la figure, et leurs débordantes pulsions sexuelles se limitent à
l’utilisation abusive de leur main droite. Alors, quand Hervé, collectionneur de râteaux devant l’Eternel, parvient à plaire à Aurore, et à sortir avec elle, un monde inconnu s’ouvre : celui
des sentiments ! Comme Hervé, comme nous tous, Riad Sattouf a eu quatorze aussi…Cet auteur de BD très prometteur –il dessine notamment les planches des aventures de Pascal Brutal
pour Fluide Glacial- a décidé de passer derrière la caméra et de filmer ces chroniques adolescentes sur le mode « branleurs qui s’éveillent à la vie ». Une
sorte d’American pie pour l’irrévérence générationnelle, mixé avec du Gus Van Sant pour la référence à la culture ado. C’est drôle,
légèrement provoc, et, puisqu’on s’y reconnaît, vachement sympathique !
JD
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